Les méthodes
Il existe deux méthodes pour pratiquer une IVG : la méthode médicamenteuse et la méthode chirurgicale. Quelle que soit la méthode utilisée, l’IVG est pratiquée par un médecin.
La méthode médicamenteuse
Cette méthode ne nécessite ni anesthésie ni intervention chirurgicale.
Qu’est-ce que c’est ?
Elle consiste à prendre deux médicaments différents à 36 ou 48 heures d’intervalle en présence du médecin.
- Le premier médicament bloque l’action de la progestérone (hormone nécessaire au maintien de la grossesse) et interrompt la grossesse. Il favorise les contractions de l’utérus et l’ouverture du col de l’utérus.
- Le deuxième médicament augmente les contractions et provoque l’expulsion de l’œuf.
Des saignements surviennent après la prise de ces médicaments et durent une dizaine de jours. S’ils sont très abondants ou si des douleurs (contractions utérines) sont trop importantes, il faut contacter le médecin.
Dans quel délai peut-on pratiquer une IVG médicamenteuse ?
Elle peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 5ème semaine de grossesse soit au maximum 7 semaines après le début des dernières règles.
Où se pratique l’IVG médicamenteuse ?
Elle se pratique :
- Au cabinet médical d’un médecin qui a signé une convention avec un établissement de santé qui accueillera la patiente au cas où cela serait nécessaire,
- Dans un hôpital ou une clinique,
- Dans un centre de planification ou d'éducation familiale ou un centre de santé qui ont, eux aussi, signé une convention avec un établissement de santé qui accueillera la patiente si nécessaire.
Quelle est l’efficacité de l’IVG médicamenteuse ?
Son efficacité est très bonne.
Quel(s) contrôle(s) faut-il faire ?
Une consultation de contrôle doit absolument avoir lieu entre 14 et 21 jours après la date de l'IVG. Elle permet de vérifier que la grossesse est bien interrompue (par l’examen et généralement par un test de grossesse et une échographie) et de s’assurer de l’absence de complication. Elle permet, en outre, au médecin de vérifier que la femme dispose d’une contraception et de lui proposer une consultation psycho-sociale.
La méthode chirurgicale
Cette méthode est réalisée sous anesthésie locale ou générale. Le mode d’anesthésie est choisi par la femme avec l’aide du médecin.
Qu’est-ce que c’est ?
Elle consiste à aspirer l’œuf après la dilatation du col de l’utérus. L’ouverture du col peut être facilitée par la prise d’un médicament. Après dilatation du col, le médecin introduit dans l’utérus une canule reliée à un système d’aspiration qui permettra d’aspirer le contenu de l’utérus. L’intervention dure une dizaine de minutes.
Habituellement, la durée d’hospitalisation est de quelques heures, même si l’IVG est pratiquée sous anesthésie générale.
Quelles sont les complications possibles d’une IVG chirurgicale ?
Les complications après une IVG chirurgicale sont rares.
Si, dans les jours qui suivent l’IVG, la femme a de la fièvre (plus de 38°C), des pertes de sang abondantes, des douleurs abdominales importantes ou un malaise, elle doit contacter rapidement l’établissement où a eu lieu l’IVG. Il peut s’agir d’une complication.
Dans quel délai peut-on pratiquer une IVG chirurgicale ?
Elle peut être pratiquée jusqu’à la fin de la 12ème semaine de grossesse soit au maximum 14 semaines après le début des dernières règles.
Où se pratique l’IVG chirurgicale ?
Elle se pratique obligatoirement dans un établissement hospitalier (hôpital ou clinique), au bloc opératoire, sous anesthésie générale le plus souvent.
Quelle est l’efficacité de l’IVG chirurgicale ?
Le risque d’échec est extrêmement faible (efficacité de l’ordre de 99,7%).
Quel(s) contrôle(s) faut-il faire ?
Une consultation de contrôle doit avoir lieu entre 14 et 21 jours après l’intervention chirurgicale. Elle permet au médecin de s’assurer de l’absence de complication (infection ou rétention de l’œuf), de vérifier que la femme dispose d’une contraception et de lui proposer une consultation psycho-sociale.