Comment fonctionne la Contraception
Pour qu’une grossesse survienne il faut réunir 3 conditions:
-que la femme ait ovulé,
-que les spermatozoïdes aient atteint l’ovule qui sera fécondé,
-et enfin que cet œuf fécondé s’implante dans l’utérus.
La contraception va intervenir sur les différentes étapes de ce processus pour empêcher la survenue de la grossesse.
- Elle peut agir en bloquant l’ovulation. On dit alors qu’elle est anti-ovulatoire. C’est le principal mode d’action de la plupart des contraceptions hormonales.
- Elle peut empêcher les spermatozoïdes d’atteindre l’ovule. Elle fait alors « barrière » entre les spermatozoïdes et l’ovule, le plus souvent en entravant l’ascension des spermatozoïdes dans l’utérus. C’est le cas du préservatif, mais aussi de certaines contraceptions hormonales qui modifient la glaire du col de l’utérus, la rendant épaisse de sorte que les spermatozoïdes ne puissent pas la franchir. Ces contraceptifs ferment l’accès à l’utérus des spermatozoïdes.
- Elle peut modifier la muqueuse utérine de sorte que si la fécondation a eu lieu, l’œuf fécondé, lui, ne puisse pas se fixer (« nider ») dans l’utérus. C’est ainsi que peuvent agir les stérilets. Mais encore une fois, certains contraceptifs hormonaux interfèrent aussi avec la muqueuse utérine et empêche la nidation de l’œuf, ce qui renforce leur effet.
- Enfin, certains contraceptifs agissent directement sur les spermatozoïdes, les détruisent ou les inactivent. C’est le cas des spermicides.
Une contraception peut agir à un ou plusieurs niveaux. Certaines peuvent, à la fois, bloquer l’ovulation, modifier la glaire cervicale et empêcher l’ascension des spermatozoïdes.
Comment fonctionne la contraception hormonale ?
Les contraceptifs hormonaux contiennent soit un progestatif seul (dérivé de la progestérone, l’hormone naturelle sécrétée par l’ovaire) soit une association d’un progestatif et d’un estrogène. Aux doses habituellement utilisées, seul le progestatif a un effet contraceptif. Administré à une dose suffisante, il bloque l’ovulation et/ou amincit la muqueuse de l’utérus et/ou épaissit la glaire cervicale.
Dans certains contraceptifs, la dose de progestatif est suffisamment importante pour, non seulement, empêcher l’ovulation mais également pour bloquer la production par l’ovaire d’hormones nécessaires à la femme, comme les estrogènes. Pour combler ce déficit de sécrétion, qui pourrait être préjudiciable, il est alors nécessaire de rajouter un estrogène artificiel au contraceptif. C’est la raison pour laquelle, des contraceptifs hormonaux comme la pilule «classique», le patch ou l’anneau contiennent à la fois un estrogène et un progestatif.
Pour d’autres contraceptions hormonales, la dose de progestatif est suffisante pour produire l’effet contraceptif recherché sans pour autant bloquer totalement la sécrétion d’hormones par l’ovaire. L’ajout d’estrogène n’est alors pas nécessaire. C’est le cas pour l’implant ou les pilules uniquement progestatives.
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