Les méthodes d’abstinence périodique ont toutes pour principe d’identifier la période de l’ovulation de façon à éviter d’avoir des rapports au moment de la période fertile du cycle. Ces méthodes peuvent s’utiliser seules ou combinées.
La méthode Ogino
Elle se base sur la durée des cycles précédents pour prédire, la période fertile, avec comme hypothèse, le fait que l’ovulation se produit dans les 12 à 15 jours suivant le début du cycle. Attention : même si les cycles sont réguliers, l’ovulation est imprévisible.
La méthode des températures
Cette méthode permet de déterminer la fin de la période fertile par la mesure de la température le matin avant le lever. En effet après l’ovulation la température s’élève de 0,2 à 0,5°C (ceci est lié à l’élévation de sécrétion de progestérone). Attention : la température peut augmenter au cours d’un simple rhume.
La méthode Billings (observation de la glaire cervicale)
Elle consiste à repérer la modification de la glaire cervicale au cours de l’ovulation : la glaire devient plus claire, plus fluide et coule plus facilement le jour précédant l’ovulation, le jour même et le suivant. Cette méthode nécessite d’examiner la consistance et l’élasticité de la glaire avec les doigts (entre le pouce et l’index). Attention : les modifications de la glaire ne sont pas liées uniquement à l’ovulation.
Les autres méthodes d’identification de la période fertile
Il existe dans le commerce des kits qui permettent de déterminer la période fertile par les changements de température ou des niveaux d’hormones.
La méthode MAMA (allaitement maternel associé à une absence de règles).
Elle peut être utilisée comme méthode contraceptive dans les 6 premiers mois qui suivent un accouchement ou jusqu’au retour de couche (retour des règles). Elle nécessite que l’allaitement soit total (sans complément par biberon).
Le retrait (éjaculation en dehors du vagin)
Il est utilisable quand le couple n’a pas d’autre moyen à sa disposition.
Quelle est leur efficacité ?
L’efficacité des méthodes naturelles est très variable et les erreurs sont fréquentes. Les taux d’échecs varient de 9 à 20%.
Qu’est-ce qui les caractérise ?
Leur efficacité est très variable mais le taux d’échec est élevé.
Il s’agit de méthodes qui peuvent être contraignantes et qui nécessitent un réel engagement des deux partenaires.
Ces méthodes ne font intervenir rien d’autre que la volonté du couple (pas d’hormone, pas d’appareil).
Pour qui ?
Théoriquement tous les couples mais, compte tenu du taux d’échec élevé, ces méthodes s’adressent en priorité aux couples qui sont prêts à accepter une grossesse non prévue.
